Combien coûte un family office en Suisse ?

Tour des modèles de facturation du marché : pourcentage d'actifs, retainer fixe, hybride — sans les tarifs de Ridger.

Par Ridger

Publié le 25/06/2026

Temps de lecture: 4min (765 words)

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La question du coût est légitime et souvent mal documentée : les family offices communiquent rarement leurs grilles tarifaires de façon transparente, et les comparaisons entre structures de nature différente (single vs multi, intégré vs coordinateur pur) sont difficiles à interpréter. Cet article décrit les modèles de facturation du marché, sans aborder les tarifs de Ridger.

Trois modèles de facturation principaux

1. Le pourcentage du patrimoine supervisé (% AUM)

C'est le modèle le plus répandu dans l'industrie, hérité de la gestion de fortune traditionnelle. L'honoraire est calculé comme un pourcentage annuel des actifs sous supervision (AUM, Assets Under Management ou, dans le contexte du family office, Assets Under Administration).

Ordres de grandeur de marché : selon les études du secteur, les family offices facturant selon ce modèle pratiquent généralement des taux compris entre 0,3 % et 1 % par an. Le taux diminue à mesure que le patrimoine augmente (dégressivité). Pour un patrimoine de 20 millions de CHF, le coût annuel pourrait ainsi se situer entre 60'000 et 200'000 CHF selon l'étendue des services.

Avantages : alignement automatique entre la croissance du patrimoine et la rémunération du prestataire ; prévisibilité pour les deux parties.

Limites : peut créer des incitations à superviser davantage d'actifs plutôt qu'à recommander des structures plus efficientes ; la rémunération augmente mécaniquement avec le patrimoine même si la charge de travail n'augmente pas proportionnellement.

2. Le retainer fixe (honoraire forfaitaire annuel)

Le family office facture un montant annuel fixe, indépendant de la valeur des actifs. Ce modèle est souvent privilégié par les structures qui souhaitent afficher une indépendance totale vis-à-vis de la taille du portefeuille.

Ordres de grandeur de marché : les retainers annuels pour un service de coordination et de reporting consolidé vont généralement de 50'000 à 250'000 CHF selon la complexité du mandat, le nombre de banques et de structures concernées, et l'intensité de la relation.

Avantages : totale transparence ; aucune incitation à augmenter les actifs supervisés ; budget prévisible pour la famille.

Limites : peut sembler élevé pour des patrimoines modestes ; nécessite une définition précise du périmètre de services.

3. Le modèle hybride

Le modèle le plus courant dans la pratique est un hybride : un retainer de base couvrant les services récurrents (reporting, coordination, réunions régulières), complété par des honoraires à la prestation pour les missions ponctuelles (restructuration, succession, sélection de gérants).

Ce modèle offre une base prévisible et une flexibilité pour les missions complexes ou exceptionnelles.

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Les honoraires à la prestation

Certaines missions sortent du cadre récurrent et sont facturées séparément, au temps passé ou au forfait : sélection ou remplacement de gérants, due diligence d'une banque dépositaire, restructuration d'une détention patrimoniale, préparation d'une transmission. Les ordres de grandeur observés sur le marché se situent, selon la complexité et la durée de la mission, entre 10'000 et 50'000 CHF. La clé est de définir précisément le livrable attendu avant l'engagement, afin d'éviter les dérives de périmètre et les mauvaises surprises de facturation.

Les coûts d'un single family office

Pour comparaison, un single family office interne requiert typiquement une équipe d'au moins 3 à 5 personnes (directeur, analyste, assistant), des outils technologiques, des locaux et des assurances professionnelles. Le coût total annuel d'une telle structure est généralement supérieur à 1 million de CHF, ce qui justifie économiquement son déploiement uniquement à partir de patrimoines très significatifs (100 millions et plus).

Les coûts cachés à considérer

Au-delà des honoraires directs du family office, une famille doit tenir compte des coûts de l'écosystème global :

  • Frais bancaires (dépôt, transactions, change)
  • Frais de gestion des gérants indépendants mandatés
  • Honoraires juridiques et fiscaux (avocats, fiscalistes, notaires)
  • Coûts des structures de détention (maintenance holding, trust)

Un MFO bien dimensionné peut générer des économies sur ces postes en optimisant les sélections et en mettant en concurrence les prestataires.

Comment évaluer le rapport qualité-coût ?

La valeur d'un family office ne se mesure pas uniquement à son coût, mais à l'ensemble des bénéfices qu'il génère : meilleure allocation, réduction des coûts bancaires, optimisation fiscale légale, prévention des erreurs en période de transmission. Pour les familles dont le patrimoine présente une complexité réelle, ce ratio est généralement favorable.

Enfin, la comparaison des offres ne se fait utilement qu'à périmètre égal : un retainer incluant le reporting consolidé, la coordination fiscale et la préparation des conseils de famille ne se compare pas à un pourcentage d'AUM couvrant la seule supervision bancaire. Avant de comparer des chiffres, comparez des cahiers des charges.

Pour discuter des modalités d'un accompagnement adapté à votre situation, Ridger vous invite à un entretien confidentiel.

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